Sourcil qui tressaute : causes et quand consulter

Sourcil qui tressaute : causes et quand consulter

Un sourcil qui tressaute correspond le plus souvent à une myokymie palpébrale, petite contraction involontaire du muscle orbiculaire autour de l’œil. Le phénomène reste habituellement bénin, limité à un côté, et s’arrête en quelques jours ou quelques semaines avec du repos, moins de caféine et un peu moins de tension.

Le tressaillement arrive volontiers après une nuit courte, une journée d’écran ou un café de trop, comme le décrivent la Mayo Clinic (2025) et l’EyeWiki de l’American Academy of Ophthalmology (2026). Le National Health Service britannique rappelle que ces secousses sont très rarement le signe d’une maladie grave.

La plupart des épisodes cessent en une semaine selon MedlinePlus (2024). Le NHS propose de voir un médecin au-delà de deux semaines, alors que la Mayo Clinic parle de quelques semaines. Un blépharospasme essentiel reste rare, de l’ordre de 5 cas pour 100 000 personnes d’après NORD (2023). Si l’œil se ferme tout entier, si d’autres muscles du visage bougent, ou si une paupière tombe, une consultation s’impose.

Qu’est-ce qu’un sourcil qui tressaute

Le tressaillement du sourcil est presque toujours une myokymie, c’est-à-dire une contraction fine, rythmée et incontrôlable d’un faisceau du muscle orbiculaire des paupières, parfois ressentie plus haut, vers le sourcil. Elle ne ferme pas l’œil de force et ne s’accompagne pas, dans sa forme courante, d’une faiblesse du visage.

Trois tableaux se distinguent dans la page Mayo Clinic de 2025. La myokymie, de loin la plus fréquente, touche un œil à la fois, paupière supérieure ou inférieure, et peut revenir par vagues pendant des heures ou des jours. Le blépharospasme essentiel commence par des clignements trop nombreux des deux yeux et peut aller jusqu’à les serrer. Le spasme hémifacial part souvent de l’œil puis gagne la joue et la bouche du même côté.

D’après l’EyeWiki (2026), la myokymie palpébrale est la forme la plus courante de myokymie faciale. Les décharges concernent des unités motrices isolées, à une fréquence de 3 à 8 Hz, et produisent un frémissement plutôt qu’un clignement volontaire. La paupière inférieure est plus souvent en cause, mais la paupière supérieure et la région du sourcil peuvent être le siège du même phénomène. MedlinePlus (2024) note au contraire que le tressaillement le plus fréquent concerne la paupière supérieure. Les deux localisations restent compatibles avec une myokymie bénigne.

Des fasciculations, secousses plus brèves des muscles autour de l’œil, apparaissent aussi dans la classification de la Cleveland Clinic (2026). Le diagnostic de myokymie est clinique. Il n’existe pas de prise de sang spécifique. Une imagerie n’est discutée que si les contractions durent, s’étendent, ou s’associent à d’autres signes neurologiques, indique l’EyeWiki (2026).

Le mot « sourcil » du quotidien recouvre donc surtout le muscle qui borde l’œil. Tant que le mouvement reste fin, unilatéral et indolore, le scénario le plus probable est une myokymie passagère, et non une dystonie ni une compression du nerf facial.

Contraction des sourcils illustrée par une femme fermant les yeux et les sourcils.

Fatigue, caféine et écrans : les déclencheurs du quotidien

La cause habituelle n’est pas une lésion du cerveau mais un muscle fatigué, surexcité par le manque de sommeil, le stress, la caféine, l’alcool ou la nicotine. La Mayo Clinic (2025) y ajoute la lumière vive, le vent, la pollution, la fatigue visuelle et l’irritation de la surface de l’œil ou de la face interne des paupières.

Anxiété, épuisement, caféine, alcool et certains médicaments figurent aussi parmi les facteurs retenus par le NHS (2026). Les secousses des yeux et des jambes y sont décrites comme particulièrement courantes. Réduire le café, le thé et les sodas, dormir davantage et limiter l’alcool figurent parmi les premiers leviers, sans garantie d’un arrêt immédiat.

Le temps d’écran prolongé figure parmi les facteurs associés dans l’EyeWiki (2026), avec le manque de sommeil, le stress et, parfois, une infection virale récente. Une journée de travail sur ordinateur combine souvent plusieurs de ces éléments. On cligne davantage, la surface de l’œil sèche, la caféine stimule, et le tressaillement s’installe le soir.

La sécheresse oculaire, la blépharite et la sensibilité à la lumière peuvent entretenir le phénomène, d’après la Mayo Clinic (2025). MedlinePlus (2024) ajoute l’irritation de la cornée ou de la conjonctive. Se frotter l’œil irrité n’est pas une « cause allergique » démontrée à elle seule. En revanche, une surface oculaire mal lubrifiée est un facteur plausible, et des larmes artificielles font partie des gestes proposés par MedlinePlus.

Quelques points concrets aident à relier le tressaillement à la vie quotidienne.

  • Un sommeil trop court ou fragmenté est un facteur de myokymie cité par la Mayo Clinic, l’EyeWiki et le NHS.
  • Un excès de caféine (café, thé, sodas, certaines boissons énergisantes) figure dans les trois mêmes sources.
  • L’alcool et la nicotine, y compris le vapotage, sont mentionnés comme déclencheurs possibles par la Mayo Clinic et l’EyeWiki.
  • Un écran prolongé sans pause favorise la fatigue visuelle, facteur retenu par l’EyeWiki (2026) et la Mayo Clinic (2025).
  • Lumière vive, vent et air sec peuvent irriter la surface de l’œil et relancer les secousses, selon la Mayo Clinic (2025).

Rien de tout cela n’impose un bilan immédiat si le tressaillement reste isolé. Le NHS souligne même que s’inquiéter trop fort peut entretenir la secousse. Observer la durée, le côté atteint et les habitudes des derniers jours suffit souvent à comprendre l’épisode.

Magnésium, médicaments : ce que les preuves ne montrent pas

Une carence en magnésium n’est pas une cause établie de tressaillement isolé du sourcil chez une personne par ailleurs en bonne santé. Une hypomagnésémie symptomatique reste peu fréquente chez les personnes saines, indique la fiche de l’Office of Dietary Supplements des NIH (2026). Quand elle s’aggrave, elle peut provoquer des contractions et des crampes musculaires, mais aussi une perte d’appétit, des nausées, une faiblesse, des fourmillements, des troubles du rythme et, au stade avancé, des crises convulsives.

Ces signes systémiques ne ressemblent pas à une myokymie limitée à une paupière. Les apports nutritionnels de référence américains vont de 310 à 420 mg par jour chez l’adulte selon l’âge et le sexe, d’après la fiche NIH de 2026. Cela décrit un besoin alimentaire général, pas un traitement du sourcil qui tressaute. Un complément n’a pas sa place en automédication pour ce symptôme. Si un diurétique, un inhibiteur de la pompe à protons ou une maladie digestive fait craindre un vrai déficit, c’est le médecin ou le pharmacien qui interprète le bilan, selon la pratique locale.

Certains médicaments, eux, ont été associés à une myokymie palpébrale dans des observations. L’EyeWiki (2026) cite la clozapine, la flunarizine, le topiramate, les sels d’or et, dans des cas isolés, la metformine. MedlinePlus (2024) mentionne, rarement, un effet indésirable de médicaments antimigraineux. La Mayo Clinic (2025) signale surtout les traitements de la maladie de Parkinson. Le NHS demande de lire la notice et de ne pas interrompre un médicament prescrit sans avis.

Le lien n’est pas automatique. Un tressaillement apparu après l’introduction d’un traitement mérite d’être signalé, sans conclure seul à une toxicité. L’ajustement, s’il a lieu, se discute avec le prescripteur. Les stimulants parfois incriminés dans des textes grand public n’apparaissent pas dans ces sources comme cause documentée de myokymie palpébrale.

Blépharospasme : quand les deux yeux se ferment

Le blépharospasme essentiel bénin n’est pas une myokymie un peu plus forte. C’est une dystonie focale, rare, qui fait cligner puis fermer les deux yeux de façon involontaire. Le National Eye Institute (2024) insiste sur ce point. La plupart des tressaillements de paupières n’en sont pas.

La prévalence se situe autour de 5 cas pour 100 000 personnes selon NORD (2023), avec près de 2 000 nouveaux diagnostics par an aux États-Unis. L’âge moyen de début est de 56 ans. Les femmes sont plus souvent atteintes. Le NEI (2024) situe le sur-risque chez les femmes de 40 à 60 ans. La cause exacte n’est pas connue. Un dysfonctionnement des ganglions de la base est souvent évoqué, parfois un terrain familial.

Le tableau commence par des clignements trop fréquents, une irritation oculaire, une gêne à la lumière. Les spasmes s’intensifient ensuite et peuvent fermer les paupières pendant de longues périodes. La vision de l’œil n’est pas détruite, mais l’impossibilité d’ouvrir les yeux rend la lecture ou la conduite impraticables, décrit NORD (2023). Les spasmes cessent en général pendant le sommeil et reprennent le lendemain. Chanter, rire, bâiller ou mâcher les soulagent parfois un moment. Lire, marcher, regarder un écran ou s’exposer à une lumière vive les aggravent souvent.

Aucun traitement curatif n’est annoncé par le NEI (2024). Les injections de toxine botulinique, répétées toutes les 3 à 4 mois, visent les symptômes. Une myectomie, ablation limitée de muscle ou de tissu nerveux palpébral, est réservée aux cas où les injections ne suffisent pas. Traiter une sécheresse oculaire associée peut aussi réduire les spasmes. Le médecin français appliquera la recommandation locale pour les spécialités disponibles et le rythme des injections.

Spasme hémifacial : quand le tressaillement gagne le visage

Un tressaillement qui quitte le sourcil pour la joue, la commissure des lèvres ou le menton du même côté n’est plus une myokymie isolée. Le spasme hémifacial est une affection du nerf facial. Les contractions involontaires d’un hémiface y débutent souvent autour d’un œil puis s’étendent, décrit la Mayo Clinic (2025).

La cause la plus fréquente est un vaisseau qui touche le nerf facial près de sa sortie du tronc cérébral. Une tumeur, un traumatisme du nerf ou, parfois, aucune cause visible, sont aussi possibles. Les facteurs associés cités par la Mayo Clinic (2025) comprennent l’âge de plus de 40 ans, le sexe féminin, l’hypertension, certaines lésions cérébrales, la sclérose en plaques et des antécédents de paralysie de Bell.

Les spasmes sont d’abord intermittents, puis presque continus au fil des mois ou des années. Ils peuvent persister pendant le sommeil, ce qui les distingue de beaucoup de mouvements anormaux, y compris du blépharospasme, dont NORD (2023) souligne qu’il s’arrête la nuit. Fatigue, stress, anxiété et mouvements du visage les aggravent souvent.

La confusion avec la myokymie est fréquente, souligne l’EyeWiki (2026). Le spasme hémifacial est plus ample, plus forcé, et déborde l’orbiculaire. Une IRM est discutée pour chercher une boucle vasculaire ou, plus rarement, une masse. Ce n’est pas un examen de première intention pour un tressaillement fin de quelques jours. Si le visage entier d’un côté se contracte, le neurologue ou l’ophtalmologiste pose l’indication.

Le spasme hémifacial n’est pas une urgence vitale. Il gêne, parfois beaucoup, et peut isoler socialement, écrit la Mayo Clinic (2025). La prise en charge, toxine botulinique ou, dans des cas sélectionnés, décompression microvasculaire, se discute après le diagnostic. Les médicaments oraux n’ont pas le même niveau de preuve que les injections dans les pages d’information destinées aux patients.

Paralysie de Bell et autres causes rares

Une faiblesse brutale d’un côté du visage n’est pas une myokymie. La paralysie de Bell, ou paralysie faciale a frigore, fait pendre une hémiface, empêche souvent de fermer l’œil et de sourire, et peut s’accompagner de larmoiement, de salivation, de douleur derrière l’oreille ou d’une modification du goût, selon la Mayo Clinic (2024). Les symptômes s’installent en heures ou en jours.

Un AVC peut donner un tableau voisin. Un avis médical immédiat s’impose devant toute paralysie faciale, écrit la Mayo Clinic (2024). En France, cela veut dire appeler le 15 ou le 112, plutôt que d’attendre que « le sourcil se calme ». La paralysie de Bell n’est pas un AVC, mais on ne fait pas le tri soi-même.

La récupération commence souvent en quelques semaines et se complète vers six mois pour beaucoup de patients. Une minorité garde des séquelles. Parmi elles, la synkinésie, régénération anarchique des fibres, fait bouger un muscle quand on en commande un autre. Un clignement peut alors tirer la bouche. Ce n’est pas la même chose qu’une myokymie de fatigue, ni qu’un spasme hémifacial primaire par conflit vasculo-nerveux, même si le visage a déjà été atteint par une paralysie de Bell, facteur retenu par la Mayo Clinic (2025) pour le spasme hémifacial.

Parmi les causes très rares de tressaillements palpébraux, la Mayo Clinic (2025) cite aussi la dystonie, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson et le syndrome de Gilles de la Tourette. Dans ces cas, d’autres signes sont presque toujours présents. Un tic de Gilles de la Tourette n’est pas un frémissement isolé de quelques jours. Une poussée de sclérose en plaques ne se réduit pas à un sourcil. Le NEI (2024) ajoute le syndrome de Meige, dystonie de la face inférieure associée au blépharospasme.

Chercher d’emblée une maladie neurologique grave parce qu’un sourcil a tressauté une semaine n’est pas le message de ces sources. C’est l’association à une faiblesse, à une extension, à une fermeture forcée ou à d’autres déficits qui impose de consulter.

Médecin parlant à un patient, gesticulant de manière engageante.

Que faire chez soi pour calmer une myokymie

Pour une myokymie isolée, le premier traitement est d’attendre et de retirer les déclencheurs. MedlinePlus (2024) propose plus de sommeil, moins de caféine, moins d’alcool et des gouttes lubrifiantes. Le NHS ajoute le repos, des moyens de se détendre, et de ne pas ruminer la secousse. La Mayo Clinic (2025) résume la même ligne. L’EyeWiki (2026) parle de réassurance et de réduction du stress, de la fatigue, de la caféine, de l’alcool ou du médicament suspect.

Ces gestes n’ont pas le statut d’un essai randomisé. Ils correspondent à la pratique décrite par des encyclopédies cliniques et par un service de santé national. Ils ne « guérissent » pas une dystonie. Ils suffisent souvent pour une myokymie.

Des larmes artificielles, sans conservateur si vous les utilisez souvent, peuvent soulager une surface sèche, d’après MedlinePlus (2024) et le NEI (2024) dans le cadre du blépharospasme. Le pharmacien peut aider à choisir un produit. Une correction optique inadaptée ou un écran trop proche relèvent de l’ophtalmologiste ou de l’orthoptiste si la fatigue visuelle revient.

  • Dormir davantage quelques nuits d’affilée, sans viser un nombre d’heures que ces pages ne fixent pas.
  • Réduire café, thé fort et sodas caféinés pendant une à deux semaines pour tester l’effet.
  • Limiter l’alcool et le tabac ou le vapotage, déclencheurs cités par la Mayo Clinic (2025).
  • Lubrifier l’œil si vous sentez un grain de sable, une brûlure ou une fatigue d’écran.
  • Noter si un médicament récent coïncide avec le début, puis en parler au prescripteur.

Les compresses chaudes, les antihistaminiques « au cas où » et les cures de magnésium ne figurent pas comme traitements de la myokymie dans MedlinePlus, la Mayo Clinic ou le NHS. Ils relèvent d’un autre motif médical, pas de ce tressaillement.

Sourcil qui tressaute : quand voir un médecin

Un tressaillement isolé de quelques jours se surveille à la maison. La durée au-delà de laquelle il faut consulter n’est pas la même partout. MedlinePlus (2024) parle d’une semaine. Le NHS propose deux semaines. La Mayo Clinic et le NEI (2024) parlent de quelques semaines. En France, le médecin traitant ou l’ophtalmologiste tranchera selon votre dossier. Le seuil le plus prudent reste utile si le geste vous gêne, sans vous alarmer dès le troisième jour.

D’autres signes pèsent davantage que le calendrier. Ils figurent de façon convergente chez MedlinePlus, la Mayo Clinic et le NEI.

Situation Conduite
Tressaillement fin, un œil, quelques jours Repos, moins de caféine, observation
Durée de plus d’une à deux semaines Médecin traitant ou ophtalmologiste
Paupière qui se ferme tout entière à chaque secousse Consultation, un blépharospasme est possible
Extension à la joue, à la bouche ou au cou d’un côté Consultation, un spasme hémifacial est possible
Rougeur, gonflement, écoulement, paupière tombante Avis ophtalmologique, surface oculaire ou autre cause
Faiblesse brutale d’un hémiface, sourire impossible Appeler le 15 ou le 112, un AVC doit être écarté

Une zone faible ou raide, une difficulté à ouvrir l’œil, et des tressaillements ailleurs sur le visage ou le corps figurent aussi parmi les signes d’alerte de la Mayo Clinic (2025). Le NHS ajoute une secousse en plus d’un endroit et le soupçon qu’un médicament prescrit en soit la cause. Une baisse de vision, mise en avant par la Cleveland Clinic (2026), justifie aussi un avis rapide.

Le premier interlocuteur est le médecin traitant ou un ophtalmologiste. Un neurologue intervient si le tableau évoque une dystonie, un spasme hémifacial ou un autre trouble du mouvement. L’imagerie n’est pas systématique. Elle se réserve aux formes persistantes ou atypiques, d’après l’EyeWiki (2026), pour ne pas méconnaître une maladie du tronc cérébral, une sclérose en plaques ou, très rarement, une tumeur.

Toxine botulinique et chirurgie

La toxine botulinique de type A n’est pas le traitement de la myokymie de trois jours. Elle devient une option quand les spasmes durent, gênent la vue ou correspondent à un blépharospasme ou à un spasme hémifacial. MedlinePlus (2024) et l’EyeWiki (2026) la citent pour les formes rebelles de myokymie, avec un effet souvent de 3 à 4 mois.

Pour le blépharospasme, une revue Cochrane (2020) a regroupé trois essais randomisés, 313 participants, tous financés par l’industrie, souvent après une première réponse déjà favorable. Une injection de toxine de type A a réduit la sévérité d’environ 0,93 point sur l’échelle de Jankovic à 4 à 6 semaines, par rapport au placebo (intervalle de confiance à 95 % de 0,61 à 1,25). Un essai estimait la durée d’effet à 10,6 semaines (de 6,1 à 19,1). Le risque global d’effets indésirables n’était pas nettement plus élevé, mais les troubles visuels (risque relatif 5,73) et le ptosis, paupière tombante (risque relatif 4,02), l’étaient. Les auteurs jugeaient la certitude modérée pour le bénéfice, basse pour la tolérance, et rappelaient l’absence d’essais sur les cycles répétés.

En 2016, l’American Academy of Neurology avait jugé l’onabotulinumtoxinA et l’incobotulinumtoxinA probablement efficaces (niveau B) dans le blépharospasme. Cette recommandation a été retirée le 7 avril 2025. Elle ne doit plus être lue comme un avis en vigueur. Les pages du National Eye Institute (2024) et la synthèse Cochrane de 2020 restent les documents de référence pour l’effet symptomatique. NORD (2023) indique que la FDA a autorisé certaines toxines de type A dans le blépharospasme, avec un affaiblissement du muscle d’environ trois mois. Les spécialités et les indications en France relèvent de l’autorisation locale et du médecin.

Les médicaments oraux (anticholinergiques, benzodiazépines, baclofène, tétrabénazine) donnent des résultats souvent médiocres ou temporaires, selon NORD (2023). La myectomie des muscles palpébraux est une option chirurgicale si les injections échouent, au prix de complications possibles. L’EyeWiki (2026) écrit que la chirurgie n’est pas indiquée pour une myokymie ordinaire. Une décompression microvasculaire du nerf facial concerne le spasme hémifacial, pas un sourcil fatigué.

Aucun de ces traitements n’efface à coup sûr le trouble. Ils visent à réduire les spasmes. Le choix, les doses et le rythme se discutent avec un ophtalmologiste ou un neurologue habitué à ces injections.

Questions fréquentes

Pourquoi mon sourcil tressaute-t-il surtout le soir ?

La fatigue, le temps d’écran et la caféine de la journée se cumulent souvent le soir, ce qui correspond aux déclencheurs listés par la Mayo Clinic (2025) et l’EyeWiki (2026). Un tressaillement plus net à la fatigue n’est pas, à lui seul, un signe de maladie neurologique. S’il devient permanent, s’étend ou ferme l’œil, la règle de durée des encyclopédies cliniques s’applique.

Un seul sourcil qui bouge, est-ce grave ?

Un mouvement limité à un œil ou à un sourcil est le tableau habituel de la myokymie, décrit par la Mayo Clinic (2025) comme très répandu et passager. Le caractère unilatéral rassure plutôt qu’il n’inquiète, tant qu’il ne gagne pas le bas du visage. Le blépharospasme, lui, est en général bilatéral dès le départ.

Le magnésium arrête-t-il les contractions du sourcil ?

Rien dans la fiche magnésium des NIH (2026) ni dans les pages sur la myokymie ne permet de l’affirmer. Une carence vraie peut donner des crampes et des contractions, mais elle est peu fréquente chez une personne saine et s’accompagne d’autres signes. Un complément n’est pas un traitement de première intention de la myokymie.

Combien de temps un tressaillement peut-il durer ?

Le plus souvent, l’épisode s’arrête en une semaine, d’après MedlinePlus (2024). Le NHS parle de quelques jours à quelques semaines, avec un avis médical au-delà de deux semaines. La Mayo Clinic retient quelques semaines. Au-delà, ou si le geste change de caractère, consultez.

Faut-il une IRM pour un sourcil qui tressaute ?

Non, pas en première intention pour une myokymie typique de courte durée, d’après l’EyeWiki (2026). L’imagerie se discute si les spasmes persistent, s’étendent, ou s’associent à d’autres signes neurologiques, notamment pour un spasme hémifacial. L’indication appartient au spécialiste.

Le Botox guérit-il le blépharospasme ?

Non. Le NEI (2024) écrit qu’il n’y a pas de traitement curatif. Les injections de toxine botulinique peuvent atténuer les spasmes pendant quelques mois, au prix possible d’un ptosis ou de troubles visuels, comme le montre la revue Cochrane de 2020. L’effet s’estompe, d’où des séances répétées si le bénéfice le justifie.

Une paralysie de Bell peut-elle faire tressauter le sourcil plus tard ?

Oui, par synkinésie, quand des fibres du nerf facial se reconnectent de travers pendant la récupération, décrit la Mayo Clinic (2024). Un clignement peut alors entraîner un autre muscle. Ce n’est pas une myokymie de caféine. Un antécédent de paralysie faciale fait aussi partie des facteurs associés au spasme hémifacial (Mayo Clinic, 2025).

Homme dormant paisiblement dans un lit aux draps blancs.

Conclusion

Un sourcil qui tressaute est, dans la grande majorité des cas, une myokymie palpébrale. Fatigue, caféine, stress, alcool, nicotine et surface oculaire sèche suffisent à l’expliquer. Le geste est agaçant, rarement dangereux, et s’éteint souvent en une à deux semaines. Magnésium en gélules, régimes « anti-spasmes » et maladies neurologiques d’emblée ne sont pas le premier cadre utile.

Le calendrier de consultation n’est pas unique. Une semaine (MedlinePlus), deux semaines (NHS) ou quelques semaines (Mayo Clinic, NEI) dessinent une même idée. Plus le tressaillement dure, plus il ferme l’œil, plus il gagne le visage, plus il faut un avis. Une faiblesse brutale d’un hémiface relève du 15 ou du 112.

Notez depuis quand ça dure, de quel côté, ce que vous avez bu et dormi, et si un médicament a changé. Posez ensuite une question simple au médecin. S’agit-il d’une myokymie, d’un blépharospasme ou d’un spasme hémifacial ? La réponse oriente le repos, les larmes artificielles, ou, pour les formes durables, une éventuelle toxine botulinique, sans promesse d’effacement définitif.

Sources

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  2. Eyelid twitch: MedlinePlus Medical Encyclopedia. MedlinePlus, 9 juillet 2024.
  3. Eye & Eyelid Twitching: What It Is, Causes & Treatment. Cleveland Clinic, 7 août 2026.
  4. Blepharospasm | National Eye Institute. National Eye Institute, 27 novembre 2024.
  5. Panchal B, Richards NQ et al. : Eyelid Myokymia. EyeWiki, American Academy of Ophthalmology, 1 septembre 2026.
  6. Twitching eyes and muscles. National Health Service, mis à jour en 2026.
  7. Benign Essential Blepharospasm. National Organization for Rare Disorders, 2 février 2023.
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  9. Duarte GS, Rodrigues FB et al. : Botulinum toxin type A therapy for blepharospasm. Cochrane Database of Systematic Reviews, 19 novembre 2020.
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