
La radiothérapie utilise des doses élevées de rayonnement pour endommager l’ADN des cellules cancéreuses, ce qui les empêche de se diviser ou les tue. Les cellules ne disparaissent pas pendant la séance. L’effet s’installe en quelques jours ou semaines de traitement, puis se poursuit des semaines, parfois des mois, après la dernière irradiation, selon le National Cancer Institute (2025).
Plus de la moitié des personnes atteintes d’un cancer reçoivent ce traitement à un moment du parcours, d’après la Mayo Clinic (2024). Les schémas se sont raccourcis pour plusieurs indications. Le guide conjoint ASTRO-ASCO-SSO de 2025 préfère, après une mastectomie, un hypofractionnement modéré en 15 ou 16 séances plutôt que les 25 à 28 fractions longtemps utilisées. Le guide ASTRO de 2024 retient une dose unique de 8 Gy parmi les options pour une douleur osseuse métastatique.
Une séance externe dure souvent 10 à 30 minutes, dont 1 à 5 minutes d’irradiation réelle. La fatigue et les réactions cutanées locales restent les effets les plus fréquents. Une faiblesse des jambes, des troubles urinaires ou une douleur dorsale intense et progressive chez une personne suivie pour un cancer relèvent d’une urgence. En France, le 15 (SAMU) ou le 112 permet d’obtenir un avis immédiat.
Comment la radiothérapie agit sur les cellules cancéreuses
À forte dose, le rayonnement ionisant casse l’ADN des cellules tumorales. Quand la lésion dépasse les capacités de réparation, la cellule arrête de se multiplier ou meurt, puis l’organisme dégrade les débris. Les cellules saines du champ peuvent aussi être touchées, mais elles réparent en général leur ADN plus facilement que les cellules cancéreuses, ce que souligne la Mayo Clinic (2024).
Le délai d’action explique pourquoi l’imagerie de contrôle ne montre pas toujours un rétrécissement immédiat. Le National Cancer Institute (2025) rappelle qu’il faut des jours ou des semaines de séances avant qu’assez d’ADN soit endommagé, et que des cellules continuent de mourir longtemps après la fin du cours. Un scanner de suivi se lit avec ce calendrier, pas comme un verdict du soir même.
Le médecin radiothérapeute fixe une dose totale, exprimée en gray (Gy), et la découpe en fractions pour laisser aux tissus sains le temps de récupérer. Une même région du corps ne peut pas recevoir indéfiniment des rayons. Le National Cancer Institute décrit une limite de dose « à vie » au-delà de laquelle une réirradiation du même volume peut être refusée, alors qu’une autre région, assez éloignée, peut encore être traitée.
Le traitement peut viser à faire disparaître une tumeur localisée, à réduire le risque de récidive après une opération, à ralentir une maladie encore présente, ou à soulager un symptôme. Rien n’est garanti d’avance. Le résultat dépend du type de cancer, du volume, de la dose, des organes voisins et des autres traitements associés. L’équipe pose ces éléments avant de commencer, pour que le bénéfice attendu reste supérieur au risque de toxicité.

Radiothérapie externe, interne ou systémique
Trois grandes familles existent. La plus fréquente est la radiothérapie externe. Un accélérateur linéaire, machine qui n’entre pas en contact avec le corps, envoie des faisceaux depuis plusieurs angles vers un volume précis. Si le cancer est dans le poumon, seuls le thorax et les structures prévues reçoivent la dose, pas l’ensemble du corps, précise le National Cancer Institute (2025).
La curiethérapie, ou radiothérapie interne, place une source solide (grains, rubans, capsules) dans la tumeur ou tout contre. Elle sert surtout aux cancers de la tête et du cou, du sein, du col de l’utérus, de la prostate et de l’œil. Une variante, la radioembolisation, envoie de minuscules billes radioactives dans l’artère qui nourrit le foie, pour un cancer primitif du foie ou des métastases hépatiques.
La forme liquide est une thérapie systémique, avalée ou injectée, qui circule dans le sang. L’iode 131 traite certains cancers de la thyroïde. Une radiothérapie interne vectorisée peut être proposée dans certains cancers de la prostate avancés ou dans des tumeurs neuroendocrines gastro-entéro-pancréatiques. Une radio-immunothérapie, anticorps monoclonal lié à un radio-isotope, s’utilise dans certains lymphomes. Tant que la substance est active, les urines, la sueur et la salive émettent un rayonnement.
- La radiothérapie externe dirige un faisceau depuis un accélérateur, sans aucun contact avec le corps.
- La curiethérapie concentre une source solide dans un petit volume, ce qui épargne mieux les organes voisins.
- La forme systémique circule dans le sang et peut rendre certains liquides corporels radioactifs un temps.
Les faisceaux externes ne sont pas tous identiques. Les photons traversent les tissus et laissent un peu de dose au-delà de la cible. Les électrons s’arrêtent vite et conviennent aux tumeurs de la peau ou très superficielles. Les protons s’arrêtent dans la tumeur. Des essais comparent encore protons et photons, et le coût des machines limite leur accès, indique le National Cancer Institute (2025). La Cleveland Clinic (2026) décrit aussi la modulation d’intensité (IMRT), le guidage par l’image (IGRT) et la radiochirurgie stéréotaxique, qui n’est pas une opération mais une convergence de mini-faisceaux, souvent en une à cinq doses, la tête tenue par un cadre ou un masque.
Comment se prépare et se déroule une séance
Avant la première irradiation, une séance de simulation construit le plan. Vous êtes allongé dans la position du traitement, parfois avec un masque thermoformé pour la tête et le cou, ou un moulage. Un scanner, parfois une IRM, sert à dessiner la tumeur et les organes à protéger. De petits points d’encre ou un tatouage de la taille d’une tache de rousseur marquent le champ, pour retrouver la même géométrie chaque jour, décrit le National Cancer Institute (2025).
Le jour d’une séance externe, l’installation prend le plus de temps. La Mayo Clinic (2024) estime la visite à 10 à 30 minutes. Le National Cancer Institute précise que le faisceau lui-même ne dure souvent que 1 à 5 minutes, pour une présence en salle de 30 minutes à une heure. L’appareil tourne, peut émettre un bourdonnement, et n’est pas douloureux. Les manipulateurs quittent la pièce mais vous voient et vous entendent. Vous pouvez respirer normalement, sauf consigne particulière.
Le rythme classique reste cinq séances par semaine, du lundi au vendredi, pendant plusieurs semaines, afin que les tissus sains récupèrent le week-end. La Cleveland Clinic (2026) situe souvent la radiothérapie externe jusqu’à six semaines. Des cours plus courts existent, et une unique séance peut suffire pour un objectif palliatif. Le médecin choisit le calendrier selon le cancer, la dose totale et le but, contrôle local ou soulagement.
- Vous restez immobile pendant que l’accélérateur tourne autour de la table de traitement.
- Les manipulateurs vous voient et vous entendent depuis la pièce voisine pendant tout le faisceau.
- Le rayonnement n’est ni visible ni douloureux, comparable à un cliché de radiographie.
La radiothérapie externe ne rend pas radioactif. Vous pouvez côtoyer des enfants et des personnes enceintes dès la sortie de la salle, insiste le National Cancer Institute (2025). Après une curiethérapie à haut débit, la source reste 10 à 20 minutes puis est retirée, et le corps n’émet plus. À bas débit, elle reste 1 à 7 jours, souvent à l’hôpital. Des grains permanents, fréquents pour la prostate et de la taille d’un grain de riz selon la Mayo Clinic (2026), restent en place alors que le rayonnement s’éteint. L’équipe demande souvent, les premiers temps, de limiter la proximité prolongée avec un jeune enfant ou une personne enceinte.
Quand les rayons s’associent à la chirurgie ou à la chimiothérapie
La radiothérapie est parfois le seul traitement d’une tumeur localisée. Le plus souvent, elle s’insère dans une séquence avec la chirurgie, la chimiothérapie ou l’immunothérapie. Le National Cancer Institute (2025) distingue trois temps par rapport à une opération. Avant, pour réduire le volume et faciliter l’exérèse. Pendant, irradiation peropératoire dirigée sur le lit tumoral sans traverser la peau. Après, pour traiter des cellules restantes dans la zone opérée.
Associer les rayons et un médicament cytotoxique, ce que l’on appelle en France radio-chimiothérapie concomitante, peut augmenter l’effet sur la tumeur et, en même temps, alourdir la toxicité muqueuse, la fatigue et les troubles digestifs. Ce n’est pas un bénéfice automatique. L’indication dépend du cancer et du stade. Le protocole, les doses et les pauses éventuelles relèvent de l’équipe d’oncologie et du radiothérapeute, qui appliquent la recommandation en vigueur dans votre centre.
La chimiothérapie n’est pas un substitut des rayons, ni l’inverse. Les médicaments circulent dans tout le corps et visent des cellules disséminées. Les rayons, hors forme systémique, restent un traitement de volume. Une maladie déjà étendue à de nombreux organes tire donc rarement un bénéfice local décisif d’une irradiation, alors qu’une tumeur douloureuse ou compressive peut encore justifier une séance palliative ciblée.
Cures plus courtes et hypofractionnement
L’hypofractionnement consiste à donner une dose plus forte à chaque séance pour réduire le nombre de venues. Le National Cancer Institute (2025) le distingue de l’hyperfractionnement, doses plus petites parfois deux fois par jour, et de l’accélération, qui raccourcit aussi le calendrier. Le but n’est pas seulement de limiter les trajets.
Après une mastectomie, le guide ASTRO-ASCO-SSO publié le 16 septembre 2025 recommande, lorsque la paroi et les relais ganglionnaires sont irradiés, un hypofractionnement modéré, le plus souvent 2,66 à 2,67 Gy par séance pendant 15 ou 16 fractions. Le fractionnement classique, 1,8 à 2 Gy pendant 25 à 28 séances, reste acceptable dans de rares cas. Ce document remplace la mise à jour conjointe de 2016, qui s’appuyait surtout sur des cours longs. En France, le radiothérapeute traduit ces données dans le protocole du service. Il n’existe pas de norme américaine à copier telle quelle.
Pour une douleur osseuse, le raccourcissement va plus loin. Le guide ASTRO de 2024, qui remplace le texte ASTRO de 2017, retient, en radiothérapie conventionnelle, 8 Gy en une fraction, 20 Gy en cinq, 24 Gy en six ou 30 Gy en dix. Chez des patients sélectionnés, en bon état général, sans chirurgie ni signe neurologique, une SBRT peut être envisagée plutôt qu’un schéma palliatif classique. Le choix pèse le pronostic, les doses déjà reçues, les organes à risque et ce que la personne souhaite éviter, trajets répétés ou nouvelle séance.
Chaque fraction plus lourde exige au moins autant de précision. L’IGRT, les contentions et le contrôle du mouvement prennent alors plus de place. Si le plan ne peut pas épargner un organe critique, l’équipe peut revenir à un fractionnement plus étalé.
Effets secondaires selon la zone traitée
Les effets viennent du fait que des cellules saines du champ reçoivent une partie de la dose. Ils varient d’une personne à l’autre, même à dose et volume comparables. La fatigue et les changements de peau dans la zone traitée sont les plus fréquents, d’après le National Cancer Institute (2025) et la Mayo Clinic (2024). Les cellules saines se réparent le plus souvent en quelques mois. Certains effets persistent, d’autres n’apparaissent que plus tard.
| Zone traitée | Effets possibles pendant ou peu après le cours |
|---|---|
| Cerveau | Fatigue, chute de cheveux, troubles de mémoire ou de concentration, nausées, maux de tête, vision floue, peau |
| Sein | Fatigue, chute de poils locaux, rougeur ou irritation, gonflement, sensibilité |
| Thorax | Fatigue, peau, gêne pour avaler, toux, essoufflement |
| Tête et cou | Fatigue, bouche sèche ou aphtes, goût modifié, thyroïde moins active, peau, cheveux |
| Bassin ou rectum | Diarrhée, nausées, troubles urinaires, sexualité, fertilité, peau |
| Estomac et abdomen | Diarrhée, nausées, vomissements, urines, peau, fatigue |
Le tableau reprend la carte du National Cancer Institute (2025). Il ne prédit pas votre cas. Une irradiation du sein n’entraîne pas une alopécie du cuir chevelu. Une irradiation pelvienne peut, en revanche, modifier les règles, assécher le vagin, gêner l’érection ou abaisser la fertilité. La Mayo Clinic (2024) ajoute, pour la tête et le cou, une salive épaisse, des caries accélérées et des ulcérations, et pour le bassin une envie fréquente d’uriner.
Manger assez de calories et de protéines aide à tenir le poids lorsque nausées, aphtes ou œsophagite rendent les repas difficiles, indique le National Cancer Institute (2025). Un diététicien du service adapte les textures. Le tabac et le soleil sur la zone irradiée irritent une peau déjà fragilisée.
Certaines personnes travaillent à temps plein pendant tout le cours, d’autres s’arrêtent. La fatigue peut s’installer progressivement. Le National Cancer Institute (2025) indique qu’il peut falloir quelques semaines, parfois plusieurs mois, pour retrouver l’énergie d’avant.

Effets tardifs, fertilité et second cancer
Un effet tardif survient des mois ou des années après la fin des rayons. Le risque dépend de la région, de la dose, des autres traitements, du terrain génétique et du tabac, rappelle le National Cancer Institute (2025). Ce n’est pas une fatalité à coller sur chaque dossier. C’est une liste de signes à connaître pour le suivi, afin de ne pas attribuer trop tard une diarrhée chronique, un essoufflement ou une hypothyroïdie au seul stress.
Un champ sur le cou peut fatiguer la thyroïde. Un champ pelvien peut avancer la ménopause, altérer les ovaires ou les testicules, et compromettre la fertilité, d’après le tableau du National Cancer Institute (2025). Ces questions se posent avant la première séance. Le NICE (2023), dans le cadre des métastases vertébrales, demande d’expliquer l’impact sur la fertilité et de proposer un avis spécialisé sans retarder un traitement urgent. En France, le médecin indiquera ce qui est réalisable dans les délais de votre dossier.
Un second cancer primitif, distinct d’une métastase, peut apparaître des années ou des décennies plus tard. La Mayo Clinic (2024) le qualifie de très rare. Il n’est pas toujours dû aux rayons. Chimiothérapie, terrain et hasard pèsent aussi. Le bénéfice d’une radiothérapie bien indiquée reste, pour la plupart des patients, supérieur à ce risque lointain. Le suivi cherche à la fois la récidive de la maladie traitée et un éventuel nouveau foyer.
Radiothérapie pour soulager la douleur et une compression médullaire
Lorsque la maladie ne peut plus être éradiquée, les rayons peuvent encore réduire une tumeur douloureuse, saignante, obstructive ou compressive. Le National Cancer Institute (2025) cite la douleur, une gêne respiratoire, une perte de contrôle urinaire ou fécal. Les métastases osseuses douloureuses relèvent souvent d’une irradiation locale, parfois d’un radiopharmaceutique lorsque les foyers sont nombreux.
Une méta-analyse Cochrane (Sze et al., 2004), observation de long cours sur 11 essais et 3 435 personnes, a trouvé un soulagement de la douleur comparable après une fraction unique (60 %) ou après plusieurs fractions (59 %). Le taux de nouvelle séance était plus élevé après dose unique (21,5 % contre 7,4 %), de même que les fractures pathologiques (3 % contre 1,6 %). Ces chiffres anciens restent le socle statistique. La pratique actuelle s’appuie sur des guides plus récents.
Le guide ASTRO de 2024, déjà cité, liste 8 Gy en une fois parmi les schémas validés pour une métastase osseuse symptomatique. Au Royaume-Uni, le NICE (recommandation NG234 de septembre 2023, qui remplace le CG75 de 2008) propose 8 Gy en une fraction pour des métastases vertébrales douloureuses sans compression, et pour une compression médullaire métastatique non opérable, sauf risque élevé de toxicité. Dans ce dernier cas, l’irradiation doit être donnée dès que possible et dans les 24 heures.
La compression médullaire métastatique est une urgence. Le NICE (2023) retient une douleur dorsale intense, mécanique ou nocturne, une faiblesse d’un membre, un trouble de la marche, un engourdissement, une douleur radiculaire, un trouble urinaire ou fécal. Chez une personne connue pour un cancer, ces signes justifient d’appeler le 15 ou le 112. Le NICE propose aussi 16 mg de dexaméthasone par jour, schéma britannique, en attendant la chirurgie ou les rayons. La posologie en France est celle de votre équipe, pas une automédication.
Après une chirurgie sur une métastase osseuse non vertébrale, une irradiation postopératoire est recommandée par l’ASTRO (2024). Pour une compression médullaire, chirurgie puis rayons peuvent être préférés aux rayons seuls chez des patients sélectionnés. L’objectif n’est plus la disparition de tous les foyers. C’est de marcher, de dormir sans douleur et de garder un contrôle sphinctérien aussi longtemps que possible.
- Une douleur dorsale nocturne, chez une personne suivie pour un cancer, justifie un avis médical le jour même.
- Une faiblesse des jambes ou un trouble sphinctérien relèvent du 15 ou du 112, sans attendre la séance suivante.
- Une fièvre à 38 °C après une curiethérapie se signale à l’équipe le jour même, d’après la Mayo Clinic (2026).
Quand consulter pendant une radiothérapie
Pendant un cours externe, une rougeur cutanée, une fatigue croissante ou une gêne à avaler se signalent à l’équipe le jour même ou à la consultation hebdomadaire, sans attendre que la peau se rompe. Après une curiethérapie, la Mayo Clinic (2026) demande d’appeler sans délai en cas de fièvre à 38 °C ou plus, de saignement abondant, de douleur qui s’aggrave malgré les antalgiques, ou d’un effet inattendu. Une infection sur un applicateur ou un saignement se règlent plus simplement au début.
| Situation | Conduite |
|---|---|
| Fièvre à 38 °C ou plus, saignement abondant ou douleur croissante après curiethérapie | Contacter l’équipe le jour même (Mayo Clinic, 2026) |
| Douleur dorsale intense, nocturne ou progressive, chez une personne suivie pour un cancer | Avis urgent, dans les 24 heures selon le NICE (2023) |
| Faiblesse des jambes, trouble de la marche, engourdissement, urines ou selles non contrôlées | Appeler le 15 ou le 112, urgence oncologique (NICE, 2023) |
| Impossibilité de s’alimenter ou de boire à cause de la bouche ou de l’œsophage | Prévenir le radiothérapeute dès que le poids ou l’hydratation basculent |
| Essoufflement nouveau ou toux fébrile pendant un champ thoracique | Avis médical rapide, sans attendre la fin du cours |
Une réaction cutanée qui suinte, une diarrhée avec sang, une brûlure urinaire fébrile ou une confusion nouvelle sortent du registre d’un effet attendu. Gardez le numéro du service de radiothérapie pendant tout le cours, et celui du 15 en cas de signe neurologique.
Questions fréquentes
La radiothérapie externe rend-elle radioactif ?
Non. Après une séance sur accélérateur, vous n’émettez pas de rayonnement et pouvez voir des enfants ou une personne enceinte, selon le National Cancer Institute (2025). La situation change si une source interne est encore en place ou si vous avez reçu une forme liquide. L’équipe donne alors des consignes de distance et d’hygiène des liquides biologiques, limitées dans le temps.
Combien de temps dure une séance de radiothérapie ?
La visite dure souvent 10 à 30 minutes, parfois jusqu’à une heure, surtout à cause du positionnement, d’après la Mayo Clinic (2024) et le National Cancer Institute (2025). L’irradiation elle-même ne prend en général que 1 à 5 minutes. Un cours externe s’étale souvent sur plusieurs semaines, à raison de cinq jours par semaine, sauf schéma hypofractionné ou séance unique palliative.
Peut-on travailler pendant les rayons ?
Certaines personnes poursuivent un temps plein, d’autres réduisent ou s’arrêtent, selon la fatigue, les trajets et la zone traitée, indique le National Cancer Institute (2025). Les premiers jours sont souvent plus faciles que la fin du cours. Un aménagement, télétravail, pauses ou arrêt, se discute tôt avec le médecin du travail et le radiothérapeute.
Que se passe-t-il si la même zone a déjà été irradiée ?
Une région déjà traitée peut avoir atteint sa dose maximale à vie. Une deuxième irradiation du même volume n’est alors pas toujours possible, alors qu’un autre site, assez distant, peut encore l’être, précise le National Cancer Institute (2025). Apportez les comptes rendus de dose, en Gy, fractions et dates, au nouveau centre. Pour un os déjà irradié, l’ASTRO (2024) prévoit des schémas de réirradiation plus prudents, choisis au cas par cas.
La curiethérapie laisse-t-elle des sources dans le corps ?
Pas toujours. En haut débit, la source entre 10 à 20 minutes puis sort. Après le retrait, vous n’êtes plus radioactif. En bas débit temporaire, elle reste 1 à 7 jours à l’hôpital. Des grains permanents, surtout prostatiques, restent en place alors que leur rayonnement s’éteint, décrit le National Cancer Institute (2025). L’équipe précise avant le geste si un séjour, une anesthésie et des précautions vis-à-vis de l’entourage sont prévus.
Faut-il adapter son alimentation pendant le traitement ?
Un régime spécial n’est pas obligatoire pour tout le monde. Si nausées, aphtes ou œsophagite gênent les repas, l’enjeu est de maintenir calories et protéines, selon le National Cancer Institute (2025). Signalez une perte de poids rapide. Un diététicien du service ajuste les textures et les collations.

Conclusion
La radiothérapie reste un traitement de volume, fondé sur une dose mesurée en gray, un champ dessiné sur scanner et un calendrier qui laisse aux tissus sains le temps de réparer. Les cellules tumorales peuvent continuer de mourir des semaines après la dernière séance. Les techniques comme la modulation d’intensité, la curiethérapie, une fraction unique de 8 Gy sur un os douloureux, ou 15 à 16 séances après certaines mastectomies, ont raccourci ou précisé beaucoup de cours, sans supprimer la fatigue ni les effets propres à la région irradiée.
Le document utile à emporter n’est pas un article général, c’est votre plan. Organe, dose totale, nombre de fractions, date de début, et la courte liste des signes tardifs à surveiller pour ce champ. Si une question de fertilité a un sens pour vous, elle se pose avant la simulation, pas à la quinzième séance. En cas de faiblesse des jambes, de trouble sphinctérien ou de douleur dorsale brutale et progressive, le réflexe est le 15 ou le 112, pas le prochain créneau de l’accélérateur.
Demandez au radiothérapeute, une fois le plan validé, comment il a choisi entre un cours long et un schéma court, et ce qu’il attend comme imagerie de contrôle. Cette conversation, calée sur les doses en gray et sur les dates, donne une prise concrète sur un traitement trop souvent vécu comme une suite de rendez-vous silencieux.
Sources
- Radiation Therapy to Treat Cancer. National Cancer Institute, 15 mai 2025.
- External Beam Radiation Therapy for Cancer. National Cancer Institute, 15 mai 2025.
- Brachytherapy to Treat Cancer. National Cancer Institute, 14 mai 2025.
- Radiation Therapy Side Effects. National Cancer Institute, 15 mai 2025.
- Radiation therapy. Mayo Clinic, 2 juillet 2024.
- Brachytherapy (internal radiation). Mayo Clinic, 16 avril 2026.
- Radiation Therapy: How Does It Work?. Cleveland Clinic, 10 avril 2026.
- Sze WM, Shelley M, Held I et al. : Easing of bone pain caused by metastatic cancer: single versus multifraction radiotherapy. Cochrane Database of Systematic Reviews, 19 avril 2004.
- Alcorn S, Artal Cortés Á, Bradfield L et al. : External Beam Radiation Therapy for Palliation of Symptomatic Bone Metastases: An ASTRO Clinical Practice Guideline. Practical Radiation Oncology, 22 mai 2024.
- Spinal metastases and metastatic spinal cord compression. National Institute for Health and Care Excellence, 6 septembre 2023.
- Jimenez RB, Abdou Y, Anderson P et al. : Postmastectomy Radiation Therapy: An ASTRO-ASCO-SSO Clinical Practice Guideline. Journal of Clinical Oncology, 16 septembre 2025.
