Digestion et intestins
Hépatite alcoolique : jaunisse, Maddrey ≥ 32, prednisolone 40 mg. La forme grave expose à 20 à 50 % de décès à un mois ; consultez dès un ictère récent.
L'œsophage de Barrett change la muqueuse après un reflux chronique. Risque souvent sous 0,3 % par an sans dysplasie. Parlez surveillance et IPP au médecin.
Stéatose souvent réversible, hépatite grave, cirrhose. Abstinence, corticoïdes, greffe possible. Consultez si jaunisse, ascite ou vomissements de sang.
Le reflux peut entretenir une toux de plus de 8 semaines, parfois sans brûlures. Les IPP seuls aident peu ; un bilan et les signes d'alerte orientent la suite.
Le syndrome de Zollinger-Ellison, dû à un gastrinome, provoque ulcères et diarrhée. Gastrinémie, IPP à forte dose et signes d'alerte à faire évaluer.
Douleur bas-ventre droit : appendicite, calcul rénal ou kyste. Fièvre, ventre dur ou douleur migrante : appelez le 15. Distinguez urgence et cause bénigne.
Le microbiote intestinal pèse environ 0,2 kg et fermente les fibres. Antibiotiques, C. difficile, tests commerciaux : ce qui est établi, quand consulter.
Selles grasses persistantes : plus de 7 g de graisse par jour, élastase fécale, enzymes pancréatiques. Consultez si amaigrissement ou selles pâles.
Crohn et colite ulcéreuse (RCH) diffèrent par le siège et la profondeur de l’inflammation. Calprotectine, coloscopie et signes d’alerte aident à décider.
Cholangite sclérosante primitive : 1 cas sur 10 000, souvent liée à une MICI. Cholangio-IRM, AUDC à dose adaptée et imagerie annuelle : consultez.
Raclements, voix rauque et toux sans brûlures : le reflux silencieux n’est pas toujours un reflux prouvé. Tests avant IPP prolongés, alerte si dysphagie.
Douleur et transit irrégulier définissent le côlon irritable. Critères de Rome IV, calprotectine, FODMAP et signes d'alerte aident à décider quand consulter.
La colite gauche touche rectum et côlon gauche. Mésalazine locale 1 g et orale au moins 2 g, surveillance dès 8 ans ; consultez si rectorragies persistantes.
Panniculite mésentérique : souvent vue au scanner, parfois douloureuse. Critères de Coulier, biopsie rarement utile ; consultez si fièvre ou amaigrissement.
Intolérance au gluten, ballonnements chez 71 % des déclarants, tests avant le régime et distinction avec la maladie cœliaque. Voyez quand consulter.
Diarrhée, douleurs et amaigrissement marquent la maladie de Crohn. Biothérapies 2025, 30 à 55 % d'opérations à 10 ans : identifiez les signes d'alerte.
Le globus pharyngeus est une sensation de boule dans la gorge sans obstacle. Reflux, tension ; consulter si dysphagie, perte de poids ou voix cassée.
Ictère léger, bilirubine souvent entre 34 et 86 µmol/L, foie intact. Tests utiles, déclencheurs, médicaments à signaler et signes qui imposent de consulter.
La colite collagène cause une diarrhée aqueuse non sanglante. Biopsies coliques et budésonide 9 mg en première intention, consultez si elle persiste.
Diarrhée chronique après 4 semaines : causes fréquentes, calprotectine et acides biliaires. Consultez le médecin si sang, fièvre ou amaigrissement.
Douleur brutale, bosse irréductible et nausées signalent une hernie étranglée. L’intestin peut nécroser en 4 à 6 heures ; appelez le 15 sans la réduire.
Intolérance alimentaire : ballonnements, lactose souvent toléré à 12 g, tests IgG non validés. Consultez si amaigrissement, anémie ou gonflement des lèvres.
Hernie de Spiegel : douleur du flanc souvent sans bosse. Incarcération dans 17 à 27 % des cas. L’imagerie confirme le diagnostic ; la chirurgie répare.
Hémicolectomie : hospitalisation de 3 à 4 jours, fuite anastomotique de 4 à 7 %, fièvre à 38,3 °C ou douleur persistante à signaler au chirurgien.
